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vendredi 27 mars 2009

L'espérance

Puvis de Chavannes
L'espérance (1872)
Huile sur toile - 82 cm x 71 cm
Musée d'Orsay

Circonspection

Donne ta main, retiens ton souffle, asseyons-nous
Sous cet arbre géant où vient mourir la brise
En soupirs inégaux sous la ramure grise
Que caresse le clair de lune blême et doux.

Immobiles, baissons nos yeux vers nos genoux.
Ne pensons pas, rêvons. Laissons faire à leur guise
Le bonheur qui s'enfuit et l'amour qui s'épuise,
Et nos cheveux frôlés par l'aile des hiboux.

Oublions d'espérer. Discrète et contenue,
Que l'âme de chacun de nous deux continue
Ce calme et cette mort sereine du soleil.

Restons silencieux parmi la paix nocturne :
Il n'est pas bon d'aller troubler dans son sommeil
La nature, ce dieu féroce et taciturne.

Paul Verlaine

jeudi 12 juin 2008

Chanson d'automne


Les sanglots longs
Des violons
De l'automne
Blessent mon coeur
D'une langueur
Monotone.

Tout suffocant
Et blême, quand
Sonne l'heure,
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure

Et je m'en vais
Au vent mauvais
Qui m'emporte
Deçà, delà,
Pareil à la
Feuille morte.

Paul Verlaine

[Los largos sollozos / de los violines / del otoño / hieren mi corazón /con su extensa monotonía.
Agitado / y pálido, cuando / llega la hora / recuerdo / los días pasados / y lloro.
Y me voy / con el viento malvado / que me lleva / de aquí para allá / Al igual que a la / hoja muerta. ]


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