Affichage des articles dont le libellé est Haruki Murakami. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Haruki Murakami. Afficher tous les articles

dimanche 7 février 2010

L'impermanence

"Tout se casse un jour ou l'autre, tout disparaît. Nous vivons en changeant perpétuellement. Et la plupart des choses qui nous entourent disparaissent, tandis que nous changeons. On ne peut rien à cette impermanence. Ce qui doit disparaître disparaît. Et reste tant que le moment de disparaître n'est pas venu. [...] On n'y peut rien. Il faut se laisser vivre au rythme des choses qui passent."
Haruki Murakami, Danse, danse, danse, Paris, Seuil, 1995, p. 537




["Todo se rompe un día u otro, todo desaparece. Vivimos en constante cambio. Y la mayoría de las cosas que nos rodean desaparecen, mientras nosotros cambiamos. No podemos hacer nada contra esa impermanencia. Lo que debe desaparecer desaparece. Y dura hasta que el momento de desaparecer ha llegado. [...] Nada puede hacerse. Hay que permitirse vivir al ritmo de las cosas que pasan."]

samedi 16 janvier 2010

Un but

"Pour arriver à créer quelque chose dans la vie, il faut un but, ensuite on progresse à coups d'essais et d'erreurs."
Haruki Murakami, Danse, danse, danse, Paris, Seuil, 1995, p. 235





Kasimir Malevitch
Autoportrait à deux dimensions (1913)

"Para llegar a crear algo en la vida es necesario un fin; inmediatamente uno progresa, a fuerza de intentos y de errores."

jeudi 19 novembre 2009

Toujours, toujours, toujours

"Ça n'a rien à voir avec un rêve. Je rêve souvent, mais les rêves, leur réalité je veux dire, s'effacent avec le temps. Mais ça, c'est différent. Le temps a beau passer, l'impression reste vivante. Ça garde toujours, toujours, toujours sa réalité. Ça revient flotter devant mes yeux."
Haruki Murakami, Danse, danse, danse, Paris, Seuil, 1995, p. 73

Henri Rousseau
Le rêve (1910)
Huile sur toile - 204,5 x 298,5 cm

["Eso no tiene nada que ver con un sueño. Sueño con frecuencia, pero los sueños, su realidad quiero decir, se borra con el tiempo. Pero eso es diferente. Por más que el tiempo pase su impresión permanece viva. Sigue siendo siempre, siempre, siempre real. Vuelve y flota ante mis ojos."]

jeudi 5 novembre 2009

Ce lieu

Richard Paul Lohse

Serial elements concentrated in rhythmic groups

1949/1956/1 Oil/canvas, 90 × 90 cm

“Toute en regardant tomber la pluie, je songeais à cette sensation d’être englobé par quelque chose, d’en faire partie. Et je songeais aussi que quelqu’un, quelque part, pleurait pour moi. Comme si cela appartenait à un monde extrêmement lointain. Un incident qui se produisait sur la Lune ou sur un endroit de ce genre. Finalement, ce n’était jamais qu’un rêve, et j’aurais beau tendre les mains, j’aurais beau courir de toutes mes forces, je ne pourrais jamais attiendre ce lieu.

Pourquoi quelqu’un pleure-t-il pour moi?

Haruki Murakami, Danse, danse, danse, Paris, Seuil, 1995, p.12

“Mirando caer la lluvia, soñaba con la sensación de ser contenido por algo, de forma parte de ello. Y soñaba también que alguien, en alguna parte, lloraba por mí. Como si eso perteneciera a un mundo extremadamente lejano. Un incidente que se producía en la luna o en algún lugar parecido. Finalmente, no era más que un sueño, y aunque tendiera las manos, aunque corriera con todas mis fuerzas, nunca podría alcanzar ese lugar.

¿Por qué alguien llora por mí?

samedi 15 août 2009

Ici


Peter Halley
Forever (2009)
Acrylic, Day-Glo acrylic and Roll-a-Tex on canvas
203.2 x 139.7 cm

"J'avais peur. Le seul lieu avec lequel je sentais encore un lien, si ténu soit-il, c'était ici.  Je sentais que je faisais partie d'ici. Je ne savais pas où était cet "ici". Mais fondamentalement, voilà ce que je ressentais: je faisais partie d'ici."
Haruki Murakami, Danse, danse, danse, Paris, Seuil, 1995,  p.129

"Tenía miedo. El único lugar al cual me sentía aún ligado, por más ténue que fuera, era aquí. Sentía que formaba parte de aquí. No sabía dónde estaba ese "aquí". Pero fundamentalmente, eso era lo que sentía: que era parte de aquí."

dimanche 19 juillet 2009

"... je me réveille et me demande où je suis. Je me pose réellement cette question: "Où suis-je?" Question totalement inutile, car je connais la réponse depuis le début: je suis dans ma vie, voilà où je suis. Ma vie. Un appendice à ce sentiment d'existence réelle nommée "moi". "
Haruki Murakami, Danse, danse, danse, Paris, Seuil, 1995, p.7

Agnes Martin
Wood (1964)
Ink on paper - 27.7 x 27.7 cm

["... me despierto y me pregunto dónde estoy. Formulo realmente la pregunta: "¿Dónde estoy?" Pregunta absolutamente inútil, pues conozco la respuesta desde el principio: estoy en mi vida, es ahí donde estoy. Mi vida. Un apéndice de ese sentimiento de existencia real llamada "yo"."]

samedi 21 mars 2009

L'automne

Paris, Musée de la Vie Romantique

"Puis l'automne arriva. À ce moment-là, mon cœur avait trouvé l'apaisement. J'étais finalement parvenu à cette conclusion: il m'était impossible de continuer à vivre comme ça."
Haruki Murakami, Au sud de la frontière à l'ouest du soleil, Paris, Éditions 10/18, 2002, p. 165

mercredi 18 mars 2009

L'inspiration


Constant Montald
La fontaine de l'inspiration (1907)
Huile sur toile - 393 x 490 cm
Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique

"Pour certains faits, on détient la preuve tangible qu'ils ont eu lieu. Notre mémoire et nos impressions sont trop incertaines, trop générales pour prouver à elles seules leur réalité. Jusqu'où des faits que nous tenons pour certains le sont-ils? À partir d'où deviennent-ils seulement des faits que nous tenons pour "réels"? Dans la plupart des cas, il est impossible de faire la différence. Pour nous assurer que ce que nous considérons comme la réalité l'est bien, nous avons besoin d'une autre réalité qui nous permette de relativiser et qui, elle-même, a besoin d'une autre réalité pour lui servir de base. Et ainsi de suite, jusqu'à créer dans notre conscience une chaîne qui se poursuit indéfiniment. Il n'est sans doute pas exagéré de dire que c'est dans le maintien de cette chaîne que nous puisons le sentiment de notre existence réelle. Mais que chette chaîne vienne à être brisée, et immédiatement nous sommes perdus. La véritable réalité est-elle du côté du chaînon brisé, ou du côté où la chaîne se poursuit?"

Haruki Murakami, Au sud de la frontière à l'ouest du soleil, Paris, Éditions 10/18, 2002, p. 211

dimanche 1 mars 2009

Psyché


François Pascal Simon Gérard
Psyché et l'Amour (1798)
Huile sur toile - 186 x 132 cm

"Pourtant, depuis que Shimamoto-san avait disparu, j'avais l'impression de vivre sur la lune, privé d'oxygène. Sans Shimamoto-san je n'avais plus un seul lieu au monde où ouvrir mon cœur. Pendant mes nuits d'insomnie, allongé dans mon lit, immobile, je pensais encore et encore à l'aéroport de Komatsu sous la neige. Ce serait bien si les souvenirs finissaient par s'user à force de les voir et les revoir, me disais-je. Mais celui-là ne s'effaçait pas, loin de là."
Haruki Murakami, Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil, Paris, Éditions 10/18, 2002,  p. 164

mardi 24 février 2009

Pretend

"Nat King Cole chantait Pretend. Bien sûr, le sens des paroles en anglais m'échappait totalement; pour moi, ce n'était qu'une sorte d'incantation, mais j'aimais cette chanson, et je l'avais déjà écoutée tant de fois que je pouvais répéter de mémoire les paroles du début:

Julie Delpy et Ethan Hawke - Before sunset (2004)

Pretend that you're happy when you're blue
it isn't very hard to do...

Julie Delpy et Ethan Hawke - Before sunrise (1995)

Aujourd'hui, naturellement, je sais que cela veut dire: "Faire semblant d'être heureux quand on a le cafard, ce n'est pas très compliqué." Évidemment, c'est une façon comme une autre de voir la vie, mais c'est parfois très difficile."

Shakespeare & Co. - Paris

Haruki Murakami, Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil, Paris, Éditions 10/18, 2002, p. 15-16

dimanche 22 février 2009

Shimamoto-san


Rinko Kinkuchi
Alejandro González Iñárritu, Babel

"Cependant, même après avoir cessé de lui rendre visite, je continuai de penser à elle avec nostalgie. Au cours de cette période triste et confuse appelée adolescence, le souvenir chaleureux de Shimamoto-san m'encouragea souvent, me consola aussi parfois. Longtemps, elle tint une place à part dans mon cœur. Une place laissée libre uniquement pour elle, comme un table tranquille au fond d'un restaurant avec un carton "Réservé" posé dessus. Pourtant je croyais alors ne jamais la revoir."
Haruki Murakami, Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil, Paris, Éditions 10/18, 2002, p. 20-21
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...