Affichage des articles dont le libellé est Gilles Leroy. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Gilles Leroy. Afficher tous les articles

samedi 28 avril 2012

Perdu

"Il y a que je suis au bord du gouffre.
Au bord de tomber dans le cratère amoureux.
Il y a que demain, au plus tard après demain,  je serai fou de lui.
Et perdu".

Gilles Leroy, Dormir avec ceux qu'on aime, Paris, Mercure de France, 2011, p. 58


George Platt Lynes
Bill Harris (1945) 

["Pasa que estoy al borde del abismo.
Al borde de caer en el cráter amoroso.
Pasa que mañana, a más tardar pasado mañana, estaré loco por él.
Y perdido"]

mardi 28 avril 2009

Volodia (II)

Jason Rodgers
Charly

"Volodia avait trompé le temps jusqu'à l'extrême limite, attendant le dernier jour que nous passions ensemble pour réaliser ce à quoi il souhaitait que je renonce, se donnant ainsi tout le temps de ne pas faire ce qu'il voulait n'avoir jamais désiré."
Gilles Leroy, L'amant russe, Paris, Mercure de France, 2002, p. 133

"Volodia se había burlado del tiempo hasta el extremo límite, esperando hasta el último día que pasábamos juntos para concretar eso a lo que él deseaba que yo renunciara, dándose así todo el tiempo de no llevar a cabo lo que hubiera preferido no haber deseado jamás."

jeudi 15 janvier 2009

Vladimir K.

Rupprecht Geiger
Design RP III. Um 1970.
Carpet. New wool, handstitched. - 318 : 165 cm


"Donner ce qu'on n'a pas, toujours la même vieille tentation.
(...) Et l'on désire au-dessus de ses forces, au mépris de son savoir."
Gilles Leroy, L'amant russe, Paris, Mercure de France, 2002

lundi 12 janvier 2009

Vladimir

Youri Jeltov
Folk III (2006)
Acrylique - 61 x 46 cm

"Je me suis vu dans la liberté terrible de quelqu'un qu'on n'a pas retenu".
Gilles Leroy, L'amant russe, Paris, Mercure de France, 2002, p. 115

samedi 3 janvier 2009

Volodia



Richard Avedon
Rudolf Nureyef, Paris 25 juillet 1961


"Dans le ciel marine, étoilé d'edelweiss, les chiffons s'envolent et se tordent, s'enrubannent une seconde, formant des fleurs, des corps, des continents, puis se déploient, s'étirent et prennent leur essor très haut, si haut qu'ils s'évanouissent, poussière dans les airs. [...]
Il y a une larme, lourde comme le cœur gros, au coin de son œil droit. Elle ne veut pas couler, pas s'épandre sur la joue, mais éblouir, briller longtemps sous le faisceau soyeux des longs cils noirs. Je répète son nom. Volodia. Il ne répond pas. Le visage est dur, le pli amer fait tomber la bouche."
Gilles Leroy, L'amant russe, Paris, Mercure de France, 2002, p. 75
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...