samedi 25 avril 2009

Le désespoir


Jean (Hans) Arp
Configuration (1951)
Litographie - 56.8 x 38 cm

"Ce soir, nous sommes deux devant ce fleuve qui déborde notre désespoir. Nous ne pouvons même plus penser. Les paroles s'échappent de nos bouches tordues, et, lorsque nous rions, les passants se retournent, effrayés, et rentrent chez eux précipitamment."
André Breton/Philippe Soupault, "La glace sans tain" dans Les champs magnetiques, Heidelberg, Wunderhorn, 1990, p. 10

"Esta noche, somos dos frente a este río que desborda nuestra desesperación. No podemos siquiera pensar. Las palabras se escapan de nuestras bocas retorcidas y, mientras reimos, los transeúntes se dan vuelta, sorprendidos, y corren a sus casas precipitadamente."

3 commentaires:

Aurélia a dit…

Au moins, la joie d'être à deux, comme au Na Serapia, algunas veces... J'espère revenir, bientôt, partager, le vin, et le fleuve, du désespoir, avec toi. Pero con pizza!!

Aurélia a dit…

Ou alors, je n'ai rien compris... Il s'agit d'une rupture. Certainement...

St Loup a dit…

En fait, ils sont deux, ça c'est clair. Quant au reste, c'est de l'écriture automatique, un univers où l'irruption du rêve ouvre la porte à toutes les possibilités. Ensemble, séparés, qui sait...

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