
jeudi 19 novembre 2009
Toujours, toujours, toujours

samedi 7 novembre 2009
jeudi 5 novembre 2009
Ce lieu

Richard Paul Lohse
Serial elements concentrated in rhythmic groups
1949/1956/1 Oil/canvas, 90 × 90 cm
“Toute en regardant tomber la pluie, je songeais à cette sensation d’être englobé par quelque chose, d’en faire partie. Et je songeais aussi que quelqu’un, quelque part, pleurait pour moi. Comme si cela appartenait à un monde extrêmement lointain. Un incident qui se produisait sur la Lune ou sur un endroit de ce genre. Finalement, ce n’était jamais qu’un rêve, et j’aurais beau tendre les mains, j’aurais beau courir de toutes mes forces, je ne pourrais jamais attiendre ce lieu.
Pourquoi quelqu’un pleure-t-il pour moi?”
Haruki Murakami, Danse, danse, danse, Paris, Seuil, 1995, p.12
“Mirando caer la lluvia, soñaba con la sensación de ser contenido por algo, de forma parte de ello. Y soñaba también que alguien, en alguna parte, lloraba por mí. Como si eso perteneciera a un mundo extremadamente lejano. Un incidente que se producía en la luna o en algún lugar parecido. Finalmente, no era más que un sueño, y aunque tendiera las manos, aunque corriera con todas mis fuerzas, nunca podría alcanzar ese lugar.
¿Por qué alguien llora por mí?”
jeudi 29 octobre 2009
Magie et bonheur

“Walter Benjamin dit quelque part que la première expérience que l’enfant a du monde, n’est pas que “les adultes sont plus forts, mais qu’il est incapable de magie”. Cette affirmation faite sous l’effet de la mescaline, n’en est pas moins exacte. Il est probable en effet que l’invincible tristesse dans laquelle sombrent parfois les enfants naisse précisément de cette prise de conscience qu’ils ne sont pas capables de magie. Ce qu’il nous est donné d’atteindre à travers nos mérites et nos efforts ne peut nous rendre véritablement heureux. Seule la magie en est capable. C’est ce qui n’avait pas échappé au génie infantile de Mozart. Dans une lettre à Bullinger, il indique avec précision la secrète solidarité qui lie la magie et le bonheur : “Vivre bien et vivre heureux sont deux choses différentes, et la seconde, sans magie, ne m’arrivera certainement pas. Pour que je sois heureux, il faudrait qu’arrive quelque chose de vraiment extérieur à l’ordre naturel.“
Giorgio Agamben, “Magie et bonheur” dans Profanations, Paris, Rivages, 2006

“Walter Benjamin dijo una vez que la primera experiencia que el niño tiene del mundo no es que “los adultos son más fuertes, sino su incapacidad de hacer magia”. La afirmación, efectuada bajo el efecto de una dosis de veinte miligramos de mescalina, no es por esto menos exacta. Es probable, en efecto, que la invencible tristeza en la cual se sumergen cada tanto los niños provenga precisamente de esta conciencia de no ser capaces de hacer magia. Aquello que podemos alcanzar a través de nuestros méritos y de nuestras fatigas no puede, de hecho, hacernos verdaderamente felices. Sólo la magia puede hacerlo. Esto no se le escapó al genio infantil de Mozart, quien en una carta a Bullinger señaló con precisión la secreta solidaridad entre magia y felicidad: “Vivir bien y vivir felices son dos cosas distintas; y la segunda, sin alguna magia, no me ocurrirá por cierto. Para que esto suceda, debería ocurrir alguna cosa verdaderamente fuera de lo natural".
Giorgio Agamben, "Magia y felicidad" en Profanaciones, Buenos Aires, Adriana Hidalgo, 2005, p. 21
samedi 24 octobre 2009
Fragments, ombres

samedi 17 octobre 2009
Des dieux
dimanche 11 octobre 2009
Les mots

samedi 10 octobre 2009
La passion II



La passion



jeudi 8 octobre 2009
Le baiser

André Gide, Si le grain ne meurt, Paris, Gallimard, 1955, p. 362
[... es más fácil romper con los lazos que escaparse de sí mismo; y, para tener éxito, hace falta ya desearlo; sin embargo, no era en el instante en que comenzaba a descubrirme que podía desear abandonarme, a punto de descubrir en mí las tablas de mi nueva ley. Pues no me bastaba con emanciparme de la regla; yo pretendía legitimar mi delirio, darle razón a mi locura..]
jeudi 1 octobre 2009
Le visage

C'est le reflet de mon visage. Souvent, dans ces journées perdues, je reste à le contempler. Je n'y comprends rien, à ce visage. Ceux des autres ont un sens. Pas le mien. Je ne peux même pas décider s'il est beau ou laid. je pense qu'il est laid, parce qu'on me l'a dit. Mais cela ne me frappe pas. Au fond je suis même choqué qu'on puisse lui attribuer des qualités de ce genre, comme si on appelait beau ou laid un morceau de terre ou bien un bloc de rocher.
Il y a quand même une chose qui fait plaisir à voir, au-dessus des molles régions des joues, au-dessus du front: c'est cette belle flamme rouge qui dore mon crâne, ce sont mes cheveux. Ça, c'est agréable à regarder. C'est une couleur nette au moins: je suis content d'être roux. C'est là, dans la glace, ça se fait voir, ça rayonne. J'ai encore de la chance: si mon front portait une de ces chevelures terne qui 'arrivent pas à se décider entre le châtain et le blond, ma figure se perdrait dans le vague, elle me donnerait le vertige."
Jean-Paul Sartre, La nausée, Paris, Gallimard, 1938, pp. 33-34
[En la pared hay un agujero blanco, el espejo. Es una trampa. Sé que voy a dejarme atrapar. Ya está. La cosa gris acaba de aparecer en el espejo. Me acerco y la miro; ya no puedo irme.
Es el reflejo de mi rostro. A menudo en estos días perdidos, me quedo contemplándolo. No comprendo nada en este rostro. Los de los otros tiene un sentido. El mío, no. Ni siquiera puedo decidir si es lindo o feo. Pienso que es feo, porque me lo han dicho. Pero no me sorprende. En el fondo, a mí mismo me choca que puedan atribuirle cualidades de ese tipo, como si llamaran lindo o feo a un montón de tierra o a un bloque de piedra.
Sin embargo hay algo agradable a la vista, encima de las regiones blandas de las mejillas, sobre la frente: la hermosa llamarada roja que me dora el cráneo, mi pelo. Es agradable de mirar. Por lo menos es un color definido: estoy contento de ser pelirrojo. Ahí, en el espejo, se hace ver, resplandece. Tengo suerte: si mi frente llevara una de esas cabelleras que no llegan a decidirse entre el castaño y el rubio, mi cara se perdería en el vacío, me daría vértigo.]
Jean-Paul Sartre, La náusea, México, Editorial Época, p. 13. Traducción de Aurora Bernárdez.
vendredi 25 septembre 2009
Insaisissable, immémorisable

100 x 160 cm
dimanche 20 septembre 2009
Prochain, proche

samedi 19 septembre 2009
Le bonheur
jeudi 17 septembre 2009
Temps sensible

dimanche 6 septembre 2009
La maladie

“Vous demandez comment le sentiment d’aimer pourrait survenir. Elle vous répond: Peut-être d’une faille soudaine dans la logique de l’univers. Elle dit: Pr exemple d’une erreur. Elle dit: jamais d’un vouloir. Vous demandez: Le sentiment d’aimer pourrait-il survenir d’autres choses encore? Vous la suppliez de dire. Elle dit: De tout, d’un vol d’oiseau de nuit, d’un sommeil, d’un rêve de sommeil, de l’aproche de la mort, d’un mot, d’un crime, de soi, de soi-même, soudain sans savoir comment. Elle dit: Regardez. Elle ouvre ses jambes et dans le creux de ses jambes écartées vous voyez en fin la nuit noire. Vous dites: C’était là, la nuit noire, c’est là.
Elle dit: Viens. Vous venez. Entré dans elle, vous pleurez encore. Elle dit: Ne pleure plus. Elle dit: Prenez-moi pour que cela ait été fait.
Vous le faites, vous prenez.
Cela est fait.
Elle se rendort."
Marguerite Duras, La maladie de la mort, Paris, Minuit, 1982, pp. 52-53
"Usted le pregunta cómo podría surgir el sentimiento de amar. Ella le responde: quizás de una falla repentina en la lógica del universo. Ella dice: Por ejemplo de un error. Ella dice: nunca de un querer. Usted le pregunta: ¿el sentimiento de amar podría surgir de otras cosas aún? Usted le suplica decir. Ella dice: De todo, de un vuelo de pájaro de noche, de un sueño, de un sueño de sueño, de la cercanía de la muerte, de una palabra, de un crimen, de sí, de sí mismo, repentinamente sin saber cómo. Ella dice: mire. Abre sus piernas y en el hueco de sus piernas separadas usted ve al fin la noche negra. Usted dice: era ahí, la noche negra, era ahí.
Ella dice: Vení. Usted viene. Dentro de ella, usted llora todavía. Ella dice: No llores más. Ella dice: Tómeme para que eso haya sido hecho.
Usted lo hace, usted toma.
Eso es hecho.
Ella vuelve a dormirse. "
samedi 5 septembre 2009
Madonna - Miles Away (OFFICIAL VIDEO HQ)
Sans doute il y a des choses qui sont restées " so faraway"...
[Sin duda hay cosas que quedaron "so faraway"...]
jeudi 3 septembre 2009
Leo & Daniel
Je vous ai déjà dit quelque chose à propos d'eux. Maintenant vous avez la chance de voir leurs travaux à Paris.
Leo et Dany: Bonne chance et mes plus grands compliments!
Ya les hablé de ellos antes. Ahora tienen la oportunidad de ver sus trabajos en Paris.
Leo y Dany: ¡Buena suerte y mis mejores felicitaciones!
jeudi 27 août 2009
Eau
"La mort de l'eau est plus songeuse que la mort de la terre: la peine de l'eau est infinie".
Gaston Bachelard
"La muerte del agua es más pensativa que la muerte de la tierra: la pena del agua es infinita".
mardi 25 août 2009
Le corps
"Le corps est l'extension de l'âme jusqu'aux extrémités du monde et jusqu'aux confins du soi, l'un dans l'autre intriqués et indistinctement distincts étendue tendue à se rompre."
Jean-Luc Nancy, Jean-Luc, L’extension de l’âme dans Le Portique
http://leportique.revues.org/
"El cuerpo es la extensión del alma hasta las extremidades del mundo y hasta los confines del sí, el uno en el otro intrincados e indistintamente distintos, extensión tensa hasta romperse.”
Nancy, Jean-Luc, Extensión del alma, México, La Cebra, 2007, p. 51
samedi 15 août 2009
Ici

vendredi 14 août 2009
L'imprimé
Henri Bergson
["El arte apunta a imprimir sentimientos en nosotros más que a explicarlos."]
jeudi 13 août 2009
Nature
Paul Klee
mercredi 12 août 2009
La (non)communication II
dimanche 9 août 2009
Interpellations II

mardi 4 août 2009
Interpellations
Juan-Miguel Dothas
Interpelaciones
Oficina Proyectista
Perú 82, 6º, Of. 82,
Buenos Aires, Argentina.
(Du 5 jusqu'au 28 août)
"Ante la ley hay un guardián. Un campesino se presenta frente a este guardián, y solicita que le permita entrar en la Ley. Pero el guardián contesta que por ahora no puede dejarlo entrar. El hombre reflexiona y pregunta si más tarde lo dejarán entrar.
-Tal vez -dice el centinela- pero no por ahora."
Si querés saber qué hizo el campesino podés seguir leyendo el cuento de Kafka:
http://www.ciudadseva.com/textos/cuentos/euro/kafka/antela.htm
Aquí sólo cuenta lo que vos decidas hacer.
"Devant la loi se dresse le gardien de la porte. Un homme de la campagne se présente et demande à entrer dans la loi. Mais le gardien dit que pour l'instant il ne peut pas lui accorder l'entrée. L'homme réfléchit, puis demande s'il lui sera permis d'entrer plus tard.
C'est possible, dit le gardien, mais pas maintenant.”
Si tu veux savoir ce que l’homme de la campagne a fait, voici le conte de Kafka :
http://www.lyber-eclat.net/kafka.html
Ici ce qui compte c’est ce que tu décideras de faire.
vendredi 31 juillet 2009
Lumière et Langage
["El mundo está hecho de superficies superpuestas, archivos o estratos. También el mundo es saber. Pero los estratos se encuentran atravesados por una fisura central que reparte de un lado los cuadros visuales y del otro las curvas sonoras: lo enunciable y lo visible de cada estrato, las dos formas irreductibles del saber, Luz y Lenguaje, dos vastos medios de exterioridad en los que se depositan respectivamente las visibilidades y los enunciados."]
mardi 28 juillet 2009
Le regard
Philippe Claudel
dimanche 26 juillet 2009
Saint Philippe

Giorgio Agamben (Saint Philippe)
Pier Paolo Pasolini, Il vangelo secondo Matteo (1964)
Les Grecs n’avaient pas un terme unique pour exprimer ce que nous entendons par le mot vie. Ils utilisaient deux termes sémantiquement et morphologiquement distincts : zoé, qui exprimait le simple fait de vivre commun à tous les vivants (animaux, hommes ou dieux), et bios, qui signifiait la forme ou’ la manière de vivre propre d’un être singulier ou d’un groupe. Avec les langues modernes, cette opposition disparaît graduellement du lexique (lorsqu’elle est conservée comme dans biologie et zoologie, elle n’indique plus aucune différence substantielle) et un seul terme - dont l’opacité croît proportionnellement à la sacralisation de son référent - désigne dans sa nudité le présupposé commun qu’il est toujours possible d’isoler dans chacune des innombrables formes de vie.
Avec le terme forme-de-vie nous entendons, au contraire, une vie qui ne peut jamais être séparée de sa forme, une vie dont il n’est jamais possible d’isoler quelque chose comme une vie nue.
Giorgio Agamben, “Forme de vie” dans Multitudes Web
[Los griegos no tenían un término único para expresar lo que entendemos por la palabra vida. Utilizaban dos términos semántica y morfológicamente distintos: zoé, que expresaba el simple hecho de vivir común a todos los seres vivientes (animales, hombres o dioses), y bios, que significaba la forma o la manera de vivir propia de un ser singular o de un grupo. Con las lenguas modernas, esta oposición desapareció gradualmente del léxico (pese a que se la conservó en casos como biología y zoología, aunque ya no marque ninguna diferencia substancial). Un único término –cuya opacidad crece proporcionalmente a la sacralización de su referente- designa en su desnudez el presupuesto común que es siempre posible aislar en cualquiera de las innombrables formas de vida.
Contrariamente, por el término forma de vida entendemos una vida que nunca puede ser separada de su forma, una vida en la cual nunca es posible aislar una cosa tal como una vida desnuda.]
dimanche 19 juillet 2009
Où

vendredi 17 juillet 2009
La solitude
Billie Holiday
(Baltimore, 7 avril 1915 - New York, 17 juillet 1959)
Duke Ellington / Eddie Delange / Irving Mills
mercredi 8 juillet 2009
La (non)communication

mardi 7 juillet 2009
Le dévoilement

Cruz del Sur Nº12 (2008)
Acrylique sur toile - 120 x 120 cm
dimanche 5 juillet 2009
Pina Bausch : A coffee with Pina - Un petit hommage
"Je ne m'intéresse pas à la façon dont les gens bougent, mais à ce qui les meut."
Pina Bausch
"No me interesa cómo se mueve la gente sino lo que las mueve".
lundi 29 juin 2009
L'inacceptable

lundi 22 juin 2009
lundi 15 juin 2009
Des raisons II

samedi 13 juin 2009
Des raisons

dimanche 7 juin 2009
La trace I

lundi 1 juin 2009
Les signes I

jeudi 21 mai 2009
Le sentiment
-¿Vos crées?
-… lo mismo que el estómago segrega jugo para digerir.
-¿Te parece ?
-Sí, como una canilla mal cerrada. Y esas gotas van cayendo sobre cualquier cosa, no se las puede atajar.
-¿Por qué?
-Qué sé yo… porque están rebalsando ya el vaso que las contiene.”
Manuel Puig, El beso de la mujer araña, Buenos Aires, Planeta, 1993, p.41
Humberto Tortonese y Martín Urbaneja
-Tu crois ?
-…comme l’estomac sécrète des sucs digestifs.
-Tu trouves ?
-Oui, comme un robinet mal fermé. Et ces gouttes tombent sur n’importe quoi ; on ne peut pas les attraper.
-Pourquoi ?
-Je ne sais pas… parce qu’elles débordent déjà du ver qui les contient. »
dimanche 17 mai 2009
Le temps et l'espace

dimanche 10 mai 2009
L'ange bleu

vendredi 8 mai 2009
L'espace
David Hockney Cependant, ces analyses, bien que fondamentales pour la réflexion contemporaine, concernent surtout l'espace du dedans. C'est de l'espace du dehors que je voudrais parler maintenant.
L'espace dans lequel nous vivons, par lequel nous sommes attirés hors de nous-mêmes dans lequel, se déroule précisément l'érosion de notre vie, e notre temps et e notre histoire, cet espace qui nous ronge et nous ravine est en lui-même aussi un espace hétérogène. Autrement dit, nous ne vivons pas dans une sorte de vide, à l'intérieur duquel on pourrait situer des individus et des choses. Nous ne vivons pas à l'intérieur d'un vide qui se colorerait de différents chatoiements, nous vivons à l'intérieur d'un ensemble de relations qui définissent des emplacements irréductibles les uns aux autres et absolument non superposables."
Michel Foucault, Dits et écrits (1984), « Des espaces autres » (conférence au Cercle d'études architecturales, 14 mars 1967), in Architecture, Mouvement, Continuité, n°5, octobre 1984, pp. 46-49.
David HockneySin embargo, estos análisis, aunque fundamentales para la reflexión contemporánea, conciernen sobre todo al espacio del adentro. Es del espacio del afuera que quisiera hablar ahora.
El espacio en el que vivimos, que nos atrae hacia fuera de nosotros mismos, en el que se desarrolla precisamente la erosión de nuestra vida, de nuestro tiempo y de nuestra historia, este espacio que nos carcome y nos agrieta es en sí mismo también un espacio heterogéneo. Dicho de otra manera, no vivimos en una especie de vacío, en el interior del cual podrían situarse individuos y cosas. No vivimos en un vacío diversamente tornasolado, vivimos en un conjunto de relaciones que definen emplazamientos irreductibles los unos a los otros y que no deben superponerse."
mercredi 6 mai 2009
Le temps
Torre (1975-1989)
Huile sur toile - 60 x 34 cm.
"Entonces el tiempo dejó de existir. Era como si se hubieran borrado las cifras de un cuadrante, y el cuadrante mismo palideciera como la luna en el cielo en pleno día. Sin reloj de pared (el de la casita no funcionaba más), sin reloj pulsera (nunca había tenido uno), sin calendario de los pastores colgado en la pared, el tiempo pasaba como un destello o duraba para siempre. El sol se levantaba para luego ponerse, en un sitio apenas distinto del anterior, un poco más tarde cada mañana. El alba y el crepúsculo eran los únicos hechos que contaban. Entre ellos, algo pasaba, que no era el tiempo, sino la vida. Las fases de la luna no importaban más, salvo que, cuando era luna llena, la arena la noche brillaba blanca. Ya no se acordaba bien de los nombres y de los dibujos de las constelaciones, que alguna vez había conocido de memoria en el tiempo en que el piloto de la Téthys hacía rumbo hacia Aldebarán o hacia las Pléyades, aunque poco importaba: de todas maneras eran fuegos incomprensibles que brillaban en el cielo. Nubes o bancos de bruma escondían casi siempre una parte; o bien reaparecían como amigas perdidas. Antes de que la enfermedad, al agravarse, le quitara poco a poco la fuerza de amar apasionadamente algo, continuaba amando apasionadamente la noche. Parecía ilimitada aquí, poderosa: la noche sobre el mar prolongaba por todas partes la noche sobre la isla. A veces, al salir de la casa, en la oscuridad, no percibiendo indistintamente otra cosa más que la masa blanda de las dunas y, al entornar los ojos, el cabrilleo del mar, se quitaba la ropa y se dejaba penetrar por esa negrura y ese viento casi tibio. Entonces no era más que una cosa entre las cosas. No hubiera sabido decir por qué ese contacto de su piel con la oscuridad lo emocionaba como alguna vez lo había emocionado el amor. En otros momentos, el vacío nocturno era terrible."
mercredi 29 avril 2009
Pygmalion

mardi 28 avril 2009
Volodia (II)

samedi 25 avril 2009
Le désespoir

vendredi 24 avril 2009
L'allégresse
Marie LaurencinPortrait de Juliette Roche Gleizes (Ca. 1917-1918)
Huile sur carton - 58.5 x 46 cm
[…] L’art féminin, l’art de Mlle. Laurencin, tend à devenir une pure arabesque humaniste par l’observation attentive de la nature et qui, étant expressive, s’éloigne de la simple décoration tout en demeurant aussi agréable."
mardi 21 avril 2009
L'apparence
Guillaume Apollinaire, "Méditations esthétiques. Les Peintres cubistes. Sur la peinture" dans OEuvres en prose complètes II, Paris, Gallimard, 1991, p. 12
lundi 20 avril 2009
La constellation
"El arte no reproduce lo visible; vuelve visible. Y el dominio gráfico, por su misma naturaleza, empuja fácilmente y con razón hacia la abstracción."
Paul Klee, "Credo del creador" en Teoría del arte moderno, Buenos Aires, Cactus, 2007, p. 35
Paul Klee
Arches of the Bridge Break Ranks (1937)
Charcoal on cloth, mounted on paper
Cloth: 16 3/4 x 16 1/2 inches; paper: 19 5/8 x 18 3/8 inches
jeudi 16 avril 2009
Le désir (II)


mardi 14 avril 2009
Le poète et sa muse
Henri Rousseau dimanche 12 avril 2009
Le retour

samedi 11 avril 2009
Les changements

samedi 4 avril 2009
Le désir (I)

jeudi 2 avril 2009
Le matin

mardi 31 mars 2009
Rubans
Andrés Sobrino vendredi 27 mars 2009
L'espérance
mardi 24 mars 2009
J'ai été tagué

samedi 21 mars 2009
L'automne

"Puis l'automne arriva. À ce moment-là, mon cœur avait trouvé l'apaisement. J'étais finalement parvenu à cette conclusion: il m'était impossible de continuer à vivre comme ça."
vendredi 20 mars 2009
Le dernier jour

Comme une pierre que l'on jette
Dans l'eau vive d'un ruisseau
Et qui laisse derrière elle
Des milliers de ronds dans l'eau
Comme un manège de lune
Avec ses chevaux d'étoiles
Comme un anneau de Saturne
Un ballon de carnaval
Comme le chemin de ronde
Que font sans cesse les heures
Le voyage autour du monde
D'un tournesol dans sa fleur
Tu fais tourner de ton nom
Tous les moulins de mon cœur
Comme un écheveau de laine
Entre les mains d'un enfant
Ou les mots d'une rengaine
Pris dans les harpes du vent
Comme un tourbillon de neige
Comme un vol de goélands
Sur des forêts de Norvège
Sur des moutons d'océan
Comme le chemin de ronde
Que font sans cesse les heures
Le voyage autour du monde
D'un tournesol dans sa fleur
Tu fais tourner de ton nom
Tous les moulins de mon cœur
Ce jour-là près de la source
Dieu sait ce que tu m'as dit
Mais l'été finit sa course
L'oiseau tomba de son nid
Et voila que sur le sable
Nos pas s'effacent déjà
Et je suis seul à la table
Qui résonne sous mes doigts
Comme un tambourin qui pleure
Sous les gouttes de la pluie
omme les chansons qui meurent
Aussitôt qu'on les oublie
Et les feuilles de l'automne
Rencontre des ciels moins bleus
Et ton absence leur donne
La couleur de tes cheveux
Une pierre que l'on jette
Dans l'eau vive d'un ruisseau
Et qui laisse derrière elle
Des milliers de ronds dans l'eau
Au vent des quatre saisons
Tu fais tourner de ton nom
Tous les moulins de mon cœur
Michel Legrand, Les moulins de mon coeur
jeudi 19 mars 2009
La vérité - II
Pierre-Cécile Puvis de ChavannesDécollation de Saint Jean-Baptiste (1869)
Huile sur toile - 240 x 316.2 cm.
mercredi 18 mars 2009
L'inspiration
lundi 16 mars 2009
Te rencontrer sans te chercher
Le paysage se complète, sang aux joues,
Les masses diminuent et coulent dans mon coeur
Avec le sommeil.
Et qui donc veut me prendre le coeur.
..............................................................
Comment prendre plaisir à tout ?
Plutôt tout effacer.
L’homme de tous les mouvements,
De tous les sacrifices et de toutes les conquêtes
Dort. Il dort, il dort, il dort.
Il raye de ses soupirs la nuit miniscule, invisible.
Il n’a ni froid, ni chaud.
Son prisonnier s’est évadé — pour dormir.
Il n’est pas mort, il dort.
Quand il s’est endormi
Tout l’étonnait,
Il jouait avec ardeur,
Il regardait,
Il entendait.
Sa dernière parole :
« Si c’était à recommencer, je te rencontrerais sans te chercher. »
Il dort, il dort, il dort.
L’aube a eu beau lever la tête,
Il dort.
Paul Éluard, Au coeur de mon amour
mercredi 11 mars 2009
Saint-Sulpice
Jean-Hugues Anglademardi 10 mars 2009
vendredi 6 mars 2009
Sang diû

jeudi 5 mars 2009
Milk

dimanche 1 mars 2009
Psyché

jeudi 26 février 2009
La vie

mercredi 25 février 2009
L'amour
mardi 24 février 2009
Pretend


lundi 23 février 2009
François



dimanche 22 février 2009
Shimamoto-san

samedi 21 février 2009
Fée

jeudi 12 février 2009
Pio
Marguerite Yourcenar, Alexis ou le Traité du Vain Combat, Paris, Gallimard, 1971, p. 70-71
mardi 10 février 2009
Susana

Pintura (1981)
oil on canvas laid on wood
90 x 60 cm
"Il y a des villages qui ont un goût de malheur. Pour les reconnaître il suffit d'humer un peu de leur air. Un air vieux et timide, pauvre et maigre comme tout ce qui est vieux. Comala est un de ces villages-là, Susana."
lundi 9 février 2009
Comala
samedi 7 février 2009
La robe noire

mercredi 4 février 2009
L'heure exquise
Jean-Baptiste-Siméon ChardinBasket of Wild Strawberries (1761)
Avec des bas morceaux font des plats de haut goût
vendredi 30 janvier 2009
Nana

jeudi 29 janvier 2009
"Je n'aime le ciel qu'habité de nuages"
Yuko Shiraishi mardi 27 janvier 2009

lundi 26 janvier 2009
农历新年
dimanche 25 janvier 2009
vendredi 23 janvier 2009
Claire
mercredi 21 janvier 2009
Le portrait-nu

Contessa Christina Paolozzi, Hair by Kenneth, New York.
June 1961
Gelatin silver print - 15.7 x 10.6 cm
© 2009 The Richard Avedon Foundation
- Mais oui, pourquoi pas ?
- Je prépare les appareils et l’éclairage.
- Je vais me préparer moi-même dans la chambre à côté.
Décidément, oui, j’aimais ce visage si simple, composé de quelques méplats, ce regard ardent dont le mystère entièrement extraverti s’épuisait dans une attente de ce qui peut arriver –événements, choses, gens. Je déroulai le fond de papier blanc qui supprime toute espèce de « décor » et isole le sujet comme dans un champ de neige. Je branchai les deux spots de mille watts. Je choisis l’objectif Elmarit de 90 mm, incomparable pour les portraits.
- Vous êtes prêt ?
- Parfaitement.
Elle s’avança bravement sur la plage éblouissante de lumière qui s’offrait à ses pieds. Y avait-il eu malentendu ? Elle était nue comme Ève au Paradis. En disant « photo », j’avais pensé « portrait ». Elle avait compris « nu ». »
lundi 19 janvier 2009
Un instant II
Marguerite Yourcenar, Alexis ou le Traité du Vain Combat, Paris, Gallimard, 1971, p. 48
vendredi 16 janvier 2009
Un instant

Jakob Bill
Composition Nº 2 (1966)
Huile sur toile - 50,5 x 50,5 cm
................................................................
couloirs sans fin de la mémoire
portes ouvertes vers un salon vide
où pourrissent tous les étés,
les bijoux de la soif brillent tout au fond,
visage évanoui dès que je me le remémore,
main qui s'effrite si je la touche,
cheveux d'araignées en tumulte
sur des sourires d'il ya tant d'années,
...................................................................
je cherche sans trouver, j'écris en tête à tête
il n'y a personne, tombe le jour, tombe l'année,
je tombe dans l'instant, je tombe au fond,
invisible chemin sur des miroirs
qui répètent mon image brisée,
je marche depuis des jours, instants cheminés,
je marche sur les pensées de mon ombre,
je marche sur mon ombre en quête d'un instant,
...................................................................
jeudi 15 janvier 2009
mardi 13 janvier 2009
Ce thé

lundi 12 janvier 2009
vendredi 9 janvier 2009
Les pas
Ian Hundley Tes pas, enfants de mon silence,
Saintement, lentement placés,
Vers le lit de ma vigilance
Procèdent muets et glacés.
Personne pure, ombre divine,
Qu'ils sont doux, tes pas retenus !
Dieux !... tous les dons que je devine
Viennent à moi sur ces pieds nus !
Si, de tes lèvres avancées,
Tu prépares pour l'apaiser,
À l'habitant de mes pensées
La nourriture d'un baiser,
Ne hâte pas cet acte tendre,
Douceur d'être et de n'être pas,
Car j'ai vécu de vous attendre,
Et mon coeur n'était que vos pas.
Paul Valéry
jeudi 8 janvier 2009
Espérance

mercredi 7 janvier 2009
Le rêve

samedi 3 janvier 2009
Volodia

vendredi 2 janvier 2009
Nathanaël

jeudi 1 janvier 2009
Bienvenu 2009!!


mercredi 31 décembre 2008
Bonne Année!!
To a Happier Year

mardi 30 décembre 2008
L'interview

vendredi 26 décembre 2008
Une Néréide

mercredi 24 décembre 2008
Mes meilleurs vœux

Maupassant - II

vendredi 19 décembre 2008
Un autre Maupassant


mercredi 17 décembre 2008
M.Y.
"Il faut toujours un coup de folie pour bâtir un destin." [Siempre es necesario un toque de locura para construir un destino.]
Marguerite Yourcenar, Les Yeux ouverts : Entretiens avec Matthieu Galey
Richard

jeudi 11 décembre 2008
Clarissa



jeudi 4 décembre 2008
De retour
Je suis heureux d’être de retour.
Merci de vos messages.

Dino Bruzzone
Pont Neuf, 1997
135 x 100 cm C-Print
Un mes en silencio. Un corto viaje al país de la nada inmerso en la soledad. Un capítulo de cuarenta páginas. Un cuadro para una exposición. Un seminario sobre Retórica Griega Antigua. Virginia Woolf. Las Horas. Mi cumpleaños...
Estoy felíz de haber vuelto.
Gracias por los mensajes.
jeudi 6 novembre 2008
Le sourire de Bouddha
Pensive bodhisattva, Three Kingdoms period, Early 7th century, National Treasure n°83 © National Museum of Korea, Seoul
"Mejor que mil palabras carentes de sentido es una sola, razonable, que pueda llevar calma a aquel que la escucha."
Buda
mercredi 5 novembre 2008
J.M.G. Le Clézio - Frida Khalo - Ohlebeaujour
mardi 4 novembre 2008
J.M.G. Le Clézio - II
Cette découverte m'a donné l'envie folle de développer mon blog, quelque chose qui n'aurait été pas du tout possible sans l'aide de mon grand ami, mon cher Laurent. Voilà l'article:
http://ohlebeaujour.blogspot.com/2007/06/les-deux-fridas-1939-173cm-x-173cm.html
Je ne me rappelle plus pourquoi mais j'ai finalement choisi un extrait du Journal de Frida au lieu d'un fragment de Le Clézio.
Aujourd'hui j'aime à penser que M. Le Clézio serait ravi d'apprendre que nos modestes blogs sont hantés par ses mots.

En 2007 quise subir a mi fotolog (www.fotolog.com/saintloup) una fotografía de Frida Khalo acompañada de un fragmento de su biografía por Le Clézio. Mientras buscaba la imagen me topé con un blog que instantáneamente cambió mi vida: Ohlebeau jour.
Ese descubrimiento despertó unas ganas locas de desarrollar mi propio blog, algo que no hubiera sido posible sin la ayuda de mi querido y gran amigo Laurent. He aquí su artículo:
http://ohlebeaujour.blogspot.com/2007/06/les-deux-fridas-1939-173cm-x-173cm.html
Para poner fin a la historia, no me acuerdo bien por qué pero elegí un extracto del Diario de Frida en vez de un fragmento de Le Clézio.
Hoy me regocijo al pensar que el Sr. Le Clézio estaría encantado de saber que en nuestros modestos blogs moran sus palabras.
dimanche 26 octobre 2008
OLIVERIO GIRONDO
mardi 21 octobre 2008
Chanson des escargots qui vont à l'enterrement


lundi 20 octobre 2008
Le Désir de peindre / El Deseo de pintar
dimanche 19 octobre 2008
LOVE

jeudi 16 octobre 2008
L'enfance
Fanny Ardant, dans Delerm, Philippe, Les amoureux de l’Hôtel de Ville, Paris, Éditions du Rochet, 1993 ; 2001, préface.

Chez Max
Montserrat - Buenos Aires
le 13 Septembre 2008
mercredi 15 octobre 2008
Guillaume Depardieu
dimanche 12 octobre 2008
Shugo Tokumaru


JMG Le Clézio - Bravo!

mardi 30 septembre 2008
Dialogue
-Pourquoi?
-Parce qu'on espère que ça changera vite!

Centre Pompidou
-Nuestra vida es fantástica. Nos falta el amor pero lo buscamos sinceramente... No tendrías que escribir esto...
-¿Por qué?
-¡Porque esperamos que se revierta pronto!
lundi 29 septembre 2008
Some velvet mornings

























